Les meilleures jumelles de randonnée

Mis à jour le 12 juillet 2026Par Clément Martin, guide nature6 modèles comparés sur le terrain

Sur un sentier d’altitude, chaque gramme compte et chaque averse se paie comptant. Des jumelles de randonnée ne se choisissent pas comme une paire d’observation posée sur un trépied de jardin : elles doivent tenir dans un sac déjà plein, encaisser la pluie et les chocs de manipulation avec des mains gelées, et rester assez lumineuses pour accrocher un chamois à contre-jour ou un rapace qui tourne au-dessus d’une crête. Le vrai arbitrage se joue entre deux mondes : le format polyvalent 8×42, qui offre une image ample et claire pour observer la faune, et le format de poche 10×26, taillé pour les randonneurs qui comptent leurs grammes.

Pour cette sélection 2026, nous avons retenu six modèles qui couvrent l’ensemble des usages du trek : des 8×42 robustes et étanches pour l’observation en montagne, une paire compacte ultralégère pour les longues traversées, une option garantie à vie et une porte d’entrée abordable. Chaque paire a été évaluée sur son poids réel, sa tenue à l’humidité d’altitude, son confort et sa qualité optique, sans jamais gonfler les notes.

CM
Clément Martin, guide nature et passionné d’optique de terrain. Depuis plus de 10 ans, je compare des jumelles et des instruments d’observation en conditions réelles, sur le terrain, loin des tests de laboratoire. Aucun partenariat qui oriente mes avis, juste ce que voit vraiment l’œil derrière l’oculaire. Notre méthode de test →

Notre sélection des jumelles de randonnée

🏆 Notre choix
Nikon Monarch M5 8x42
Nikon Monarch M5 8×42
Note de la rédaction8,6/10

Notre choix pour son verre ED qui rend une image nette et contrastée, dans un boîtier étanche taillé pour la montagne.
💰 Meilleur rapport qualité-prix
Celestron Nature DX 8x42
Celestron Nature DX 8×42
Note de la rédaction7/10

Le meilleur rapport qualité-prix : une 8×42 robuste et étanche pour observer la faune sans monter en gamme.
👑 Le premium
Kowa BD II XD 8x42
Kowa BD II XD 8×42
Note de la rédaction8/10

Notre choix premium pour son champ de vision très large et sa clarté de plein format, tout en restant transportable.

La note sur 10 est celle de notre rédaction : une évaluation indépendante après test terrain (qualité optique, confort et adéquation à l’usage), ce ne sont pas les avis clients. « Notre choix » est le modèle que nous recommandons en priorité, celui qui décroche donc la meilleure note de la sélection : le meilleur équilibre global pour la majorité (qualité, confort et budget). Les autres modèles restent d’excellents achats selon votre budget et votre usage précis. Le tableau ci-dessous résume l’essentiel, les fiches détaillées suivent.

Modèle Gross. Objectif Poids Champ à 1000 m Note Prix
Nikon Monarch M5 8×42🏆 Notre choix 8x 42 mm 630 g 112 m 8,6/10 Voir →
Kowa BD II XD 8×42👑 Le premium 8x 42 mm 640 g 143 m 8/10 Voir →
Celestron Nature DX 8×42💰 Meilleur rapport qualité-prix 8x 42 mm 629 g 129 m 7/10 Voir →
Vortex Crossfire HD 8×42🛡️ Garantie à vie 8x 42 mm 675 g 131 m 7/10 Voir →
Nikon Prostaff P3 8×42💶 Le budget léger 8x 42 mm 575 g 126 m 7/10 Voir →
Steiner Safari UltraSharp 10×26🎒 Le compact ultraléger 10x 26 mm 297 g 101 m 6,5/10 Voir →

Nos 6 jumelles de randonnée passées au crible

🏆 Notre choix

Nikon Monarch M5 8×42

Nikon Monarch M5 8x42
Note de la rédaction
8,6/10
Grossissement 8xObjectif 42 mmChamp 112 m à 1000 mPoids 630 gMise au point mini 2,5 mDégagement 19,5 mmÉtanchéité Étanche (immersion 1 m, 10 min) et purge à l'azote anti-buéeVerre Verre ED (extra-basse dispersion), prismes à toit avec correction de phase et traitement diélectrique

Pour le randonneur polyvalent qui veut une paire 8×42 lumineuse et durable pour observer la faune en montagne, sans passer au format de poche ni au budget premium.

La Monarch M5 8×42 reste une des références du milieu de gamme pour la rando, et c'est mérité : le verre ED offre une image propre et bien contrastée que peu de concurrents égalent à ce tarif. Sur le terrain, elle brille par sa robustesse et son confort de visée prolongée, avec un dégagement oculaire qui pardonne le port de lunettes. Il faut toutefois accepter deux compromis honnêtes : un poids de 630 g qui la réserve aux marcheurs prêts à porter un vrai 8×42 plutôt qu'un compact de poche, et un champ légèrement plus serré que la moyenne. Pour observer la faune en bivouac ou depuis un col, sans se ruiner, c'est un choix polyvalent que je recommande les yeux fermés.

On aime

  • Verre ED qui limite bien les franges colorées et rend une image nette et contrastée, rare à ce niveau de gamme
  • Boîtier étanche et purgé à l'azote, blindage caoutchouc antidérapant : il encaisse la pluie, la buée et les manipulations en montagne
  • Dégagement oculaire généreux de 19,5 mm, confortable même avec des lunettes de soleil ou de vue
  • Mise au point rapprochée à 2,5 m, pratique pour détailler un papillon ou un oiseau posé à courte distance

On aime moins

  • 630 g, c'est raisonnable pour un 8×42 mais loin d'un format léger : sur un trek où l'on compte chaque gramme, le poids se fait sentir au bout de la journée
  • Champ de vision de 112 m à 1000 m un peu en retrait de la moyenne de la catégorie : le repérage d'un animal en mouvement demande un poil plus de patience
  • Les bords de l'image perdent en netteté et montrent une légère dominante magenta/cyan sur les extrémités, et la molette de dioptrie est petite et ferme à régler
👑 Le premium

Kowa BD II XD 8×42

Kowa BD II XD 8x42
Note de la rédaction
8/10
Grossissement 8xObjectif 42 mmChamp 143 m à 1000 mPoids 640 gMise au point mini 1,8 mDégagement 17 mmÉtanchéité Étanche et purgée à l'azote (anti-buée)Verre Verre XD Prominar à cristaux de fluorine, prismes en toit traités phase et C3

Pour le randonneur qui veut une paire polyvalente et lumineuse afin d'observer la faune de montagne, prêt à mettre le prix d'un bon niveau sans viser les références absolues.

La BD II XD 8×42 est une des rares plein format qui reste raisonnable à porter, et sur le terrain ça change tout : on la garde autour du cou sans la subir. Le rendu central est franchement propre, lumineux et bien détouré, et son champ généreux facilite la recherche d'un animal dans un pierrier ou une lisière. Il faut accepter des bords un peu plus mous et une molette à assouplir les premiers jours, mais rien qui gâche l'observation. Pour de la randonnée où l'on veut voir vraiment sans s'alourdir, c'est un choix solide et durable.

On aime

  • Champ de vision très large (143 m à 1000 m) : on repère et on suit un chamois ou un rapace en mouvement sans les perdre du regard.
  • Poids contenu pour un 42 mm (640 g) : elle offre la clarté d'un plein format tout en restant transportable une journée entière en montagne.
  • Verre XD qui efface presque toute frange colorée, avec une image piquée et contrastée au centre, y compris à contre-jour.
  • Construction étanche et purgée à l'azote, traitement déperlant sur les lentilles : elle encaisse la pluie, la brume et les changements de température du terrain.

On aime moins

  • Le piqué décroît nettement sur les bords du champ : la périphérie reste correcte mais pas au niveau du centre.
  • La molette de mise au point est parfois un peu ferme au sortir de la boîte et demande un temps de rodage.
  • Malgré ses 640 g, le format 42 mm reste trop encombrant pour se glisser dans une poche : les adeptes du trek ultra léger lui préféreront un compact.
💰 Meilleur rapport qualité-prix

Celestron Nature DX 8×42

Celestron Nature DX 8x42
Note de la rédaction
7/10
Grossissement 8xObjectif 42 mmChamp 129 m à 1000 mPoids 629 gMise au point mini 2 mDégagement 17,5 mmÉtanchéité Étanche et anti-buée, purge à l'azoteVerre Prismes BaK-4 à traitement de phase, optique entièrement multicouche (verre standard, non ED)

Pour le randonneur ou le naturaliste débutant qui veut une 8×42 polyvalente, robuste et étanche pour observer la faune en montagne sans monter en gamme.

Sur le terrain, la Nature DX 8×42 fait exactement le travail attendu d'une entrée de gamme sérieuse : image centrale franche, mécanique de mise au point agréable et un châssis étanche qui ne craint pas une averse de montagne. Le confort oculaire est réel, y compris avec des lunettes, ce qui compte sur de longues sessions d'observation. Ses limites sont assumées et honnêtes : elle perd du terrain quand la lumière baisse et les bords manquent de finesse, deux points où le verre ED de la version supérieure creuse l'écart. Pour du 8×42 polyvalent robuste destiné à la rando et à la faune diurne, c'est une base fiable, à condition d'accepter qu'elle reste dans la catégorie des optiques accessibles et non des modèles premium.

On aime

  • Boîtier étanche et purgé à l'azote qui encaisse la pluie, la buée et l'humidité d'altitude sans broncher
  • Piqué central net et mise au point rapide et fluide, pratique pour accrocher un oiseau ou un chamois qui bouge
  • Dégagement oculaire confortable de 17,5 mm, utilisable sans forcer avec des lunettes
  • Champ de vision correct de 129 m à 1000 m, suffisant pour balayer un versant et suivre un animal en mouvement

On aime moins

  • Rendu en faible lumière en retrait à l'aube et au crépuscule, conséquence du verre standard sans traitement à faible dispersion
  • Netteté qui se dégrade nettement sur les bords du champ
  • À 629 g, ce n'est pas le format de poche que recherche celui qui compte ses grammes, et la sangle livrée est basique et peu confortable
🛡️ Garantie à vie

Vortex Crossfire HD 8×42

Vortex Crossfire HD 8x42
Note de la rédaction
7/10
Grossissement 8xObjectif 42 mmChamp 131 m à 1000 mPoids 675 gMise au point mini 1,8 mDégagement 17 mmÉtanchéité Étanche et anti-buée (purge à l'azote), châssis caoutchouté résistant aux chocsVerre Verre HD à faible dispersion

Pour le randonneur et l'observateur de faune qui veut une 8×42 robuste, étanche et garantie à vie, sans monter sur un tarif premium.

La Crossfire HD 8×42 est l'entrée de gamme Vortex la plus recommandable pour qui débute la randonnée d'observation: solide, étanche et lumineuse en journée, elle fait le travail sans discuter. Le verre HD apporte un vrai gain de contraste par rapport aux jumelles premier prix, même si les bords restent tendres et la faible luminosité limitée quand la lumière tombe. Sur le terrain, son poids de 675 g se fait sentir au bout de plusieurs heures, à réserver donc au sac plutôt qu'à la poche du grammiste. Reste l'argument massue: la garantie à vie sans conditions, qui transforme cet achat en investissement tranquille pour des années de trek.

On aime

  • Construction taillée pour le terrain: étanche, purgée à l'azote contre la buée et habillée d'un caoutchouc qui encaisse les chocs et la pluie du trek
  • Garantie à vie VIP illimitée, sans facture ni preuve d'achat et transférable, un vrai filet de sécurité quand on emmène ses jumelles en montagne
  • Le verre HD délivre une image nette, contrastée et bien colorée en plein jour, largement au-dessus des optiques bas de gamme
  • Dégagement oculaire confortable de 17 mm, agréable pour l'observation prolongée et adapté aux porteurs de lunettes

On aime moins

  • 675 g au cou: c'est une polyvalente honnête mais pas une jumelle pour randonneur qui compte ses grammes, et rien à voir avec un format compact de poche
  • La luminosité décroche en fin de journée et sous les sous-bois sombres, là où des modèles plus haut de gamme gardent une image exploitable
  • Les bords de champ manquent de piqué, avec un léger effet de bombé au balayage et un peu d'aberration chromatique sur les sujets à contre-jour
💶 Le budget léger

Nikon Prostaff P3 8×42

Nikon Prostaff P3 8x42
Note de la rédaction
7/10
Grossissement 8xObjectif 42 mmChamp 126 m à 1000 mPoids 575 gMise au point mini 3 mDégagement 20,2 mmÉtanchéité Étanche (immersion 1 m pendant 10 min) et anti-buée grâce à la purge à l'azote et aux joints toriquesVerre Verre sans plomb ni arsenic, lentilles à traitement multicouche, prismes en toit à revêtement argent haute réflectivité

Pour le randonneur ou l'observateur débutant qui cherche une paire 8×42 étanche, légère et confortable pour suivre la faune de montagne sans se lancer dans un budget élevé.

Sur le terrain, la Prostaff P3 8×42 fait exactement le travail qu'on attend d'une entrée de gamme sérieuse : une image centrale nette et lumineuse en pleine journée, un maniement facile et une robustesse rassurante sous la pluie. Son atout maison reste ce dégagement oculaire de 20,2 mm, rare à ce tarif, qui change tout pour les porteurs de lunettes en montagne. En revanche, ne lui demandez pas ce qu'elle ne sait pas faire : les bords se ramollissent, les franges violettes pointent sur les branches à contre-jour et la mise au point rapprochée à 3 m frustre pour l'observation de près. Pour de la randonnée et de l'observation de faune polyvalente à budget contenu, c'est un choix honnête et durable, à condition d'accepter ces compromis optiques.

On aime

  • Dégagement oculaire très généreux de 20,2 mm, un vrai confort avec des lunettes de vue ou des lunettes de soleil, fréquent en altitude
  • Champ de vision large de 126 m à 1000 m qui aide à repérer et suivre un animal en mouvement dans un versant
  • Corps caoutchouté, purge à l'azote et étanchéité à l'immersion : elles encaissent la pluie, le brouillard et l'humidité d'un trek sans broncher
  • Poids maîtrisé de 575 g pour un format 42 mm, elles restent portables sur une journée de marche

On aime moins

  • Mise au point minimale de 3 m décevante : difficile de détailler un oiseau ou un insecte posé à quelques pas
  • Franges colorées (aberration chromatique) nettement visibles sur les contrastes forts, comme une branche sombre sur un ciel clair
  • Piqué qui décroche sur les bords du champ et luminosité en retrait dès que la lumière baisse, là où les Monarch supérieures gardent l'avantage
🎒 Le compact ultraléger

Steiner Safari UltraSharp 10×26

Steiner Safari UltraSharp 10x26
Note de la rédaction
6,5/10
Grossissement 10xObjectif 26 mmChamp 101 m à 1000 mPoids 297 gMise au point mini 3,5 mDégagement 11 mmÉtanchéité IPX4 (résiste à la pluie et aux projections, non submersible)Verre prismes en toit, traitement anti-reflet haute qualité, pupille de sortie 2,6 mm

Pour le randonneur qui compte ses grammes et veut une paire de poche ultralégère, taillée pour observer la faune de jour sans alourdir le sac.

Sur le terrain, la Safari UltraSharp 10×26 fait exactement ce qu'on lui demande : disparaître dans le sac jusqu'au moment où un chamois apparaît, puis livrer une image nette et honnête en pleine lumière. Le grossissement 10x sur un si petit boîtier reste un pari : sans point d'appui, le tremblement devient visible sur une crête à l'autre bout de la vallée, et il faut caler ses coudes. C'est surtout à la lumière qu'elle montre ses limites, un 26 mm ne rivalise pas avec un 42 mm quand l'ombre gagne le sentier. Je la conseille au marcheur pour qui chaque gramme compte et qui observe surtout de jour, pas à celui qui traque la faune à l'aube ou porte des lunettes.

On aime

  • Format de poche pliable et poids plume de 297 g : elle se glisse dans une veste ou une ceinture ventrale et se fait oublier sur un long trek
  • Châssis Makrolon et blindage caoutchouc typiques de Steiner, qui encaissent les chocs et gardent leur fonction de -20 à +70 °C, un vrai atout en montagne
  • Piqué homogène jusque dans les coins et rendu de couleur naturel, avec une molette centrale précise et rapide pour rattraper un animal qui bouge
  • Champ de 101 m à 1000 m, plutôt large pour un compact, qui facilite le suivi de la faune en mouvement

On aime moins

  • Objectif de 26 mm et pupille de sortie de seulement 2,6 mm : l'image perd nettement en luminosité dès que le jour baisse, en sous-bois, à l'aube ou au crépuscule
  • Dégagement oculaire de 11 mm réellement court : les porteurs de lunettes peinent à voir tout le champ
  • Légèreté à double tranchant, l'image tremble vite à 10x sur les cibles lointaines, et l'étanchéité se limite à l'IPX4 (pluie tolérée, immersion non)

Comment choisir ses jumelles de randonnée ?

En randonnée, les meilleures jumelles ne sont pas forcément les plus puissantes, mais celles que vous accepterez de porter toute la journée et de sortir sous la pluie sans hésiter. Voici les critères qui comptent vraiment sur le terrain.

Le grossissement et le diamètre : décrypter le 8×42 et le 10×26

Deux chiffres résument une paire de jumelles. Le premier est le grossissement : un 8x rapproche l’image huit fois, un 10x dix fois. On croit souvent que plus fort vaut mieux, mais un fort grossissement amplifie aussi le moindre tremblement des mains, ce qui fatigue vite en montagne, essoufflé par la montée. Le second chiffre est le diamètre de la lentille avant, en millimètres : plus il est grand, plus la paire capte de lumière. Un 8×42 offre donc une image stable et lumineuse, idéale pour la faune, tandis qu’un 10×26 comme le Steiner Safari UltraSharp privilégie la compacité au prix d’un peu de luminosité.

Le poids et l’encombrement : le nerf de la guerre

C’est le critère qui fait toute la différence sur un trek. Une 8×42 pleine format tourne autour de 600 à 700 g : le Kowa BD II XD s’en tire bien avec 640 g pour un plein format, quand un compact 10×26 comme le Steiner descend à 297 g, soit le poids d’une pomme. Réfléchissez à la manière dont vous les porterez : autour du cou toute la journée, une paule légère se fait oublier ; rangée au fond du sac, un format pliable de poche reste imbattable pour les grammes comptés.

L’étanchéité et la robustesse : survivre à la montagne

En altitude, l’humidité, la pluie et les écarts de température sont la norme. Deux mentions à repérer : le boîtier étanche, qui empêche l’eau de pénétrer, et la purge à l’azote, un remplissage de gaz sec qui évite la formation de buée à l’intérieur des lentilles quand vous passez du froid au chaud. Tous nos modèles 8×42 (Nikon Monarch M5, Celestron Nature DX, Vortex Crossfire HD, Nikon Prostaff P3, Kowa) cochent ces deux cases. Le Steiner ajoute un châssis en Makrolon garanti fonctionnel de -20 à +70 °C, un vrai plus pour la haute montagne.

Le champ de vision : repérer un animal en mouvement

Le champ de vision correspond à la largeur de la scène que vous voyez, exprimée en mètres à 1000 mètres de distance. Plus il est large, plus il est facile d’accrocher un animal qui bouge et de le suivre sans le perdre. C’est décisif pour la faune de montagne. Le Kowa BD II XD se distingue ici avec 143 m à 1000 m, très généreux ; le Nikon Prostaff P3 offre 126 m, une valeur confortable. À grossissement égal, un champ plus large facilite nettement l’observation dynamique.

Le dégagement oculaire : le critère des porteurs de lunettes

Le dégagement oculaire est la distance à laquelle votre oil peut se placer derrière l’oculaire tout en voyant l’image entière. En dessous de 15 mm, les porteurs de lunettes voient les bords se rogner. En altitude, entre lunettes de vue et lunettes de soleil, ce critère devient central. Le Nikon Prostaff P3 est ici exemplaire avec 20,2 mm de dégagement, un confort réel qui permet de garder ses verres sans perdre de champ.

Le conseil de Clément : Ne vous laissez pas hypnotiser par le grossissement. Pour la randonnée, une 8×42 stable et lumineuse est presque toujours plus agréable qu’une 10x nerveuse qui danse dès que le souffle est court. Réservez le 10×26 aux cas où le poids prime sur tout le reste, comme les traversées engagées où l’on rogne sur chaque gramme.

Quelles jumelles selon votre pratique ?

Randonneur polyvalent qui observe la faune : visez une 8×42 lumineuse et durable. Le Nikon Monarch M5 est notre référence grâce à son verre ED qui limite les franges colorées et rend une image nette et contrastée, rare à ce niveau de gamme. Le Celestron Nature DX offre une alternative robuste et plus accessible pour débuter.

Grammes comptés et longues traversées : le format de poche s’impose. Le Steiner Safari UltraSharp 10×26, pliable et plafonné à 297 g, se glisse dans une veste ou une ceinture ventrale et se fait oublier sur un long itinéraire, à condition d’accepter une luminosité moindre en fin de journée.

Porteur de lunettes ou observateur débutant : orientez-vous vers le Nikon Prostaff P3, dont le dégagement oculaire de 20,2 mm et le champ large de 126 m facilitent l’observation avec des verres, sans engager un budget élevé.

Exigence optique et confort d’observation : le Kowa BD II XD 8×42 offre la clarté d’un plein format et un champ très large de 143 m tout en restant transportable une journée entière, pour qui accepte de monter d’un cran en gamme. Ceux qui veulent une tranquillité totale sur la durée apprécieront la garantie à vie du Vortex Crossfire HD.

Notre verdict

Pour la majorité des randonneurs, le Nikon Monarch M5 8×42 reste notre choix : son verre ED, sa netteté et son boîtier étanche purgé à l’azote en font un compagnon de montagne fiable et polyvalent. Ceux qui veulent limiter leur budget sans sacrifier la robustesse se tourneront vers le Celestron Nature DX 8×42, solide et étanche pour débuter l’observation de la faune. Enfin, le Kowa BD II XD 8×42 joue la carte premium avec son champ de vision très large et sa clarté de plein format, pour qui recherche le meilleur confort d’observation.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

8×42 ou 10×26 pour la randonnée : quel format choisir ?
Le 8×42 offre une image plus lumineuse et plus stable, idéale pour observer la faune de montagne et suivre un animal en mouvement, au prix d’un poids d’environ 600 à 700 g. Le 10×26 est un format de poche beaucoup plus léger (le Steiner Safari UltraSharp pèse 297 g) et plus compact, parfait quand on compte ses grammes sur un long trek, mais il capte moins de lumière et se montre plus nerveux à tenir. Pour un usage polyvalent, le 8×42 reste le meilleur compromis ; pour les traversées où le poids prime, le 10×26 s’impose.
Quel poids pour des jumelles de randonnée ?
Tout dépend du format. Une 8×42 pleine format se situe généralement entre 600 et 700 g : le Kowa BD II XD affiche 640 g, un bon résultat pour cette catégorie. Un compact 10×26 descend nettement plus bas, autour de 300 g pour le Steiner Safari UltraSharp. Si vous portez vos jumelles autour du cou toute la journée, un modèle léger fait la différence ; si vous les rangez dans le sac, privilégiez un format de poche pliable.
Des jumelles étanches sont-elles indispensables en montagne ?
Oui, c’est un critère essentiel. L’humidité d’altitude, la pluie et les écarts de température sont fréquents en randonnée. Un boîtier étanche empêche l’eau de pénétrer, et la purge à l’azote (un remplissage de gaz sec) évite la formation de buée à l’intérieur des lentilles quand on passe du froid au chaud. Tous les modèles 8×42 de notre sélection, comme le Nikon Monarch M5 ou le Vortex Crossfire HD, sont étanches et purgés à l’azote.
Peut-on utiliser des jumelles avec des lunettes de vue en randonnée ?
Oui, à condition de vérifier le dégagement oculaire, c’est-à-dire la distance à laquelle l’oil peut se placer derrière l’oculaire tout en voyant l’image entière. En dessous de 15 mm, les porteurs de lunettes voient les bords se rogner. Visez au moins 15 à 16 mm, et idéalement plus : le Nikon Prostaff P3 offre 20,2 mm, un confort réel qui permet de garder ses verres de vue ou ses lunettes de soleil sans perdre de champ.
Un fort grossissement est-il toujours préférable en randonnée ?
Non. Un grossissement plus élevé rapproche davantage l’image, mais il amplifie aussi les tremblements des mains, ce qui devient gênant lorsqu’on est essoufflé après une montée. Un 8x offre une image plus stable et un champ de vision plus large qu’un 10x, ce qui facilite le repérage d’un animal en mouvement. Pour la plupart des randonneurs, une 8×42 est plus agréable et plus polyvalente qu’une paire à fort grossissement.
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