Jumelles Bushnell 137501 Marine 7×50 : test et avis

Mis à jour le 12 juillet 2026Par Clément Martin, testeurNote : 7,2/10
CM
Clément Martin, guide nature et passionné d’optique de terrain. Depuis plus de 10 ans, je compare des jumelles et des instruments d’observation en conditions réelles, sur le terrain, loin des tests de laboratoire. Aucun partenariat qui oriente mes avis, juste ce que voit vraiment l’œil derrière l’oculaire. Notre méthode de test →
Jumelles Bushnell 137501 Marine 7x50
Note de la rédaction
7,2/10
Grossissement 7xObjectif 50 mmChamp 380 ft à 1000 yds (7,3°), soit environ 114 m à 1000 mPupille de sortie 7,1 mmPoids environ 1050 g (37 oz)Mise au point mini environ 7,6 m (25 ft)Dégagement 18 mmÉtanchéité Étanche et anti-buée, purge à l'azote, corps qui flotte, résistante à la corrosion salineVerre Prismes Porro BAK-4, traitement multicouches intégral, objectifs traités anti-UVMise au point Indépendante (par œil), pas de molette centralePrisme PorroGarantie Garantie à vie du fabricant

Une paire marine robuste et classique pour la navigation de plaisance, pensée pour le pont d'un bateau plus que pour l'ornithologie ou l'observation fine.

Les Bushnell 137501 Marine 7×50 font partie de ces jumelles que je croise depuis des années sur les ponts de bateaux, dans les coffres de plaisanciers et les sacs de pêcheurs. C’est une conception ancienne, toujours cataloguée par Bushnell et encore vendue en 2026, ce qui en dit long : elle répond à un besoin simple et durable, celui d’une optique marine qui ne craint ni l’eau, ni le sel, ni les chocs. La référence 137501 correspond à la version sans compas ni réticule télémétrique, à ne pas confondre avec la 137500 qui embarque un compas éclairé.

Autrement dit, c’est la déclinaison la plus dépouillée et la plus abordable de la gamme Marine 7×50. Il ne faut donc pas attendre d’elle les prouesses optiques d’une jumelle haut de gamme moderne : on est ici sur un outil de travail robuste, pas sur un instrument de contemplation. Je l’ai prise en main sur l’eau et à terre pour vous dire honnêtement à qui elle s’adresse encore aujourd’hui, et où elle montre ses limites.

Optique : lumineuse mais datée

Le format 7×50 est un choix marin classique et judicieux. Le grossissement modéré de 7x tolère bien le roulis d’un bateau, et l’objectif de 50 mm couplé à cette faible amplification donne une pupille de sortie généreuse de 7,1 mm. Résultat, une image très lumineuse à l’aube, au crépuscule ou de nuit, quand il s’agit de repérer un feu ou une bouée. Les prismes Porro BAK-4 et le traitement multicouches intégral font correctement leur travail : l’image est claire et le rendu des couleurs neutre. En revanche, soyons lucides, le piqué central reste moyen et les bords du champ se dégradent nettement. On sent une formule optique d’une autre époque, largement dépassée par les porro et les toits récents. Le champ de vision de 7,3° (environ 380 pieds à 1000 yards) est plutôt étroit pour la catégorie, on balaye moins large qu’attendu.

Construction et ergonomie : increvable, mais lourde

C’est là que la 137501 justifie son existence. Corps blindé de caoutchouc épais, joints toriques, purge à l’azote, étanchéité totale et flottabilité : lâchez-la par-dessus bord, elle remonte et reste sèche à l’intérieur. La résistance à la corrosion saline est réelle et la garantie à vie de Bushnell rassure. Le revers, c’est le poids : autour d’un kilo, elle se fait vite sentir au cou lors d’une longue veille. La mise au point est indépendante, œil par œil, sans molette centrale. Sur l’eau, pour des cibles lointaines réglées une fois pour toutes, c’est un non-problème et même un gage de robustesse. Pour un usage terrestre où les distances changent sans cesse, c’est franchement pénible.

Sur le terrain : à bord oui, dans les bois non

À bord, elle est dans son élément : stabilité du 7x, luminosité de nuit, insensibilité aux embruns. J’ai apprécié le dégagement oculaire de 18 mm, confortable même avec des lunettes. La distance de mise au point mini d’environ 7,6 m et la mise au point indépendante la disqualifient en revanche pour l’observation naturaliste rapprochée. Pour situer honnêtement ce modèle dans la marque, je vous renvoie à notre comparatif des meilleures jumelles Bushnell, où l’on voit qu’elle occupe un créneau marin spécifique plutôt qu’une place de polyvalente.

Face à la concurrence actuelle

Comparée aux jumelles marines et généralistes modernes, la 137501 accuse son âge sur l’optique et l’ergonomie, mais tient bon sur ce qui compte en mer : la fiabilité et l’étanchéité. Beaucoup de rivales plus récentes offrent un champ plus large, un meilleur piqué de bord et une mise au point centrale plus pratique. Compte tenu de sa catégorie, une marine porro d’entrée à milieu de gamme au design ancien, je lui mets sept virgule deux sur dix. C’est une note honnête : elle sanctionne l’optique moyenne et le poids, tout en saluant une robustesse que peu de concurrentes égalent.

On aime

  • Navigateurs et plaisanciers qui veulent une jumelle qui flotte et supporte les embruns
  • Ceux qui privilégient la robustesse et l'étanchéité totale à la finesse optique
  • Un usage bateau : repérer une bouée, un amer, un feu de nuit avec une grosse pupille de sortie
  • Un budget raisonnable pour du 7×50 marin increvable et garanti à vie
  • Ceux qui n'ont pas besoin de refaire la mise au point sans arrêt (cibles lointaines fixes)

On aime moins

  • Mise au point indépendante œil par œil, sans molette centrale : pénible dès qu'on change souvent de distance ou pour les cibles proches
  • Poids réel proche du kilo qui pèse vite au cou lors d'une longue veille
  • Champ de vision étroit pour la catégorie (7,3°), on balaye moins large que des jumelles modernes
  • Optique correcte mais datée : les bords manquent de netteté et le piqué central reste moyen face aux porro récents

Notre verdict

La Bushnell 137501 Marine 7×50 reste un choix défendable si votre priorité absolue est une jumelle marine increvable, étanche et flottante, à condition d’accepter une optique datée, un poids conséquent et une mise au point indépendante. C’est un outil de navigation avant d’être une jumelle d’observation. Si vous cherchez plutôt de la polyvalence, un meilleur piqué ou une ergonomie moderne, orientez-vous vers les alternatives actuellement achetables que je détaille dans notre comparatif des jumelles Bushnell, où figurent des modèles plus récents mieux adaptés à un usage mixte terre et mer.

Questions fréquentes

La Bushnell 137501 a-t-elle un compas intégré ?
Non. La 137501 est la version dépouillée, sans compas ni réticule télémétrique. C'est la référence 137500 qui embarque un compas éclairé et une échelle de télémétrie.
Est-ce qu'elle flotte vraiment si elle tombe à l'eau ?
Oui. Le corps hermétique est conçu pour flotter et reste étanche à l'intérieur, ce qui en fait un vrai atout à bord d'un bateau.
Pourquoi la mise au point est-elle indépendante œil par œil ?
C'est un choix typiquement marin : on règle une fois pour toutes sur l'infini et on n'y touche plus. C'est robuste et pratique en mer, mais peu adapté aux distances qui changent souvent à terre.
Convient-elle pour l'ornithologie ou l'observation de la nature ?
Pas vraiment. La mise au point indépendante, la distance mini d'environ 7,6 m et le champ étroit la rendent peu pratique pour observer la faune de près. Elle est faite pour la navigation.
Est-elle encore vendue en 2026 ?
Oui, elle est toujours au catalogue Bushnell et distribuée par plusieurs revendeurs. C'est un modèle ancien mais encore disponible, garanti à vie par le fabricant.
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